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La minute DD #8 : Et si le don devenait une norme ?

Star Trekk’ vous présente aujourd’hui un chouette type qui a décidé de mener un chouette projet.

Alexandre Mars a 17 ans lorsqu’il commence à penser au projet qu’il veut monter. Il n’est même pas encore à l’Université Paris Dauphine, et est encore loin de son intégration à HEC Paris quelques années plus tard. Il murit son projet pendant toutes ses années d’études supérieures. Il sait que s’il veut que son projet marche, il va lui falloir de l’expérience et de l’argent, et cela doit se faire sur un certain nombre d’années. Entrepreneur dans l’âme, il commence par monter quelques start-ups qui cartonnent dans des domaines tels que le marketing digital, qu’il revend systématiquement. Cela lui permet de se constituer une belle fortune. En 2013, alors qu’il revend sa quatrième start-up, Alexandre Mars réalise qu’il est enfin en mesure d’atteindre le but qu’il s’est fixé : faire que le don devienne la norme en créant Epic, une start-up à but non lucratif.

“La philanthropie est le stade ultime de l’accomplissement personnel, et la clé des la réussite pour des entreprises confrontées à une exigence croissante de responsabilité”, Alexandre Mars

Il mène alors pendant plusieurs années une étude de marché qui a mis en évidence deux réalités : la nécessité de restaurer la confiance entre les donateurs et les organisations sociales et la nécessité de proposer des solutions aux entreprises tout autant qu’aux particuliers.

Il constitue une équipe d’experts notamment en développement international pour créer une banque d’organisations ayant un fort impact social à travers le monde. Pour proposer des solutions à l’ensemble de la société, Alexandre Mars met en place des mesures innovantes telles que le don sur salaires pour les employeurs ou le don en actions pour les entrepreneurs.

L’idée est de proposer des solutions adaptées à chacun et peu contraignantes, qui doivent permettre un don indolore, systématique, et optionnel. En 2017, le Figaro écrit : « Epic a mis au point des applications permettant aux donateurs d’avoir une traçabilité des sommes versées. »

Et cela ne s’arrête pas là, parce qu’Alexandre Mars est loin d’être un entrepreneur ordinaire. Ce projet n’a pas de modèle économique.

Les employés ne sont pas rémunérés sur les activités d’Epic, et Alexandre Mars non plus. C’est pourquoi ce dernier investit chaque année environ 2 millions de dollars de ses ressources personnelles dans Epic. Comme il l’explique, C’est le prix à payer pour avoir un modèle « pur », car nous ne faisons pas cela pour l’argent mais pour changer la trajectoire de tous ces jeunes qui ne sont pas nés du bon côté de la rivière ou de la frontière.”

Bref, Alexandre Mars est une personne hors normes qui force notre admiration. Il fait partie de ces figures qui doivent nous inspirer, et ce que l’on veuille faire du M&A, du marketing, ou de la RSE. Parce que ce que cet exemple nous montre, c’est que nous pourrons toujours, chacun, à notre échelle, apporter à notre façon d’exercer notre métier une petite touche DD, une petite conscience de ce qui doit être fait pour que le monde progresse, et cela passe par des petits gestes qui influencent au quotidien notre façon de travailler et de vivre.

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